Peu à peu tous les secteurs de l'économie réelle (y a t-il une économie fictive?) sentent les effets de la baisse de la consommation.
Dans ces conditions beaucoup d'entreprises ont réduit ou supprimé leurs budgets communication: à quoi bon dépenser de l'argent pour attirer le chaland alors que celui-ci n'est pas décidé à
acheter?
Il s'ensuit une cascade de conséquences, sur la presse par exemple dont le modèle économique dépend des dépenses de communication: ainsi les journeaux gratuits sont en cours de disparition du
paysage médiatique mais ils ne sont pas les seuls à souffrir. Ainsi, Ouest-France , le plus fort tirage quotidien de l'hexagone à supprimé 2 suppléments hebdomadaires pour les regrouper avec
celui du samedi et le nombre de ses annonceurs se réduit drastiquement. Certes les moyens financiers des entreprise établies leur permettent d'attendre l'assainissement du marché qui se fait
inexorablement au dépend des moins fortunés et en particulier des nouveaux venus mais cela ne suffira pas.
Il est probable en effet qu'il ne s'agit pas d'une situation passagère, communément appelée crise, mais plus probablement d'un épisode qui nous mène vers un changement profond des modes de vie
des pays de l'OCDE. Il serait peut être judicieux de regarder de plus près comment les japonais qui connaissent la question depuis plus de 15 ans font face à la situation. J'avoue ne pas avoir
regardé de très près la question mais un élément m'a interpellé: l'attentisme des consommateurs! Il semblerait qu'en pareille situation ces derniers, sachant que les prix vont baisser, attendent
le dernier moment pour agir. Parfois à force d'attendre ils constatent qu'ils peuvent s'en passer ou une autre priorité les amène à ne pas concrétiser leur intention d'achat.
Autre constatation: les marchés sont aux extrémités de la gamme. En terme de positionnement, le niveau moyen serait le plus mauvais choix.
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