Lundi 11 mai 2009

Peu à peu tous les secteurs de l'économie réelle (y a t-il une économie fictive?) sentent les effets de la baisse de la consommation. Dans ces conditions beaucoup d'entreprises ont réduit ou supprimé leurs budgets communication: à quoi bon dépenser de l'argent pour attirer le chaland alors que celui-ci n'est pas décidé à acheter?
Il s'ensuit une cascade de conséquences, sur la presse par exemple dont le modèle économique dépend des dépenses de communication: ainsi les journeaux gratuits sont en cours de disparition du paysage médiatique mais ils ne sont pas les seuls à souffrir. Ainsi, Ouest-France , le plus fort tirage quotidien de l'hexagone à supprimé 2 suppléments hebdomadaires pour les regrouper avec celui du samedi et le nombre de ses annonceurs se réduit drastiquement. Certes les moyens financiers des entreprise établies leur permettent d'attendre l'assainissement du marché qui se fait inexorablement au dépend des moins fortunés et en particulier des nouveaux venus mais cela ne suffira pas.
Il est probable en effet qu'il ne s'agit pas d'une situation passagère, communément appelée crise, mais plus probablement d'un épisode qui nous mène vers un changement profond des modes de vie des pays de l'OCDE. Il serait peut être judicieux de regarder de plus près comment les japonais qui connaissent la question depuis plus de 15 ans font face à la situation. J'avoue ne pas avoir regardé de très près la question mais un élément m'a interpellé: l'attentisme des consommateurs! Il semblerait qu'en pareille situation ces derniers, sachant que les prix vont baisser, attendent le dernier moment pour agir. Parfois à force d'attendre ils constatent qu'ils peuvent s'en passer ou une autre priorité les amène à ne pas concrétiser leur intention d'achat.
Autre constatation: les marchés sont aux extrémités de la gamme. En terme de positionnement, le niveau moyen serait le plus mauvais choix.

Par Dominique LAMARQUE - Publié dans : Le marketing: croyances et réalités
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Jeudi 28 février 2008
La presse quelle soit professionnelle ou grand public n'en finit pas de s'extasier sur la magie, que dis-je , le "miracle" Internet qui va révolutionner notre vie pour nous faire entrer dans.... quoi au fait?

Nul ne le sait vraiment, ce qui est bien pratique permettant au moindre scribouillard en mal de copie de faire son labeur quotidien et de mériter son salaire.

Gardons donc nos réflexes en nous référant aux faits: 2 éléments de mesure sont venus, récemment, éclairer notre lanterne.

 D'abord, aux USA Internet est devenu le premier canal de distribution pour le textile.

En France, ensuite,  le poids d'Internet dans les budgets de communication, 11%,  est égal à celui de l'affichage ce qui en fait un média incontournable dans les plans de communication. (source TNS média intelligence et JDN 08/2007)

Prenons le premier élément: il est significatif mais incomplet. En effet utiliser, de manière opérationnelle, cette information suppose d'avoir des données complémentaires et segmentées mais également sur le comportement du consommateur. Sommes-nous toujours dans une démarche qui consiste à aller dans un magasin pour voir, toucher et essayer le produit avant de chercher sur le WEB le meilleur prix ou y a t-il prise de risque de la part du client?

La secondre information est plus utilisable pour les marketeurs: elle marque une étape importante dans l'installation de cet outil dans notre panoplie. Nul ne peut aujourd'hui contester son importance et l'ignorer dans ses plans de communication et pas uniquement pour les produits grand public. Les conséquences en sont multiples, dans le cadre de budgets, évidements limités, quel vont être les arbitrages? Il y a fort à parier que ce sera la presse écrite qui va souffrir (du moins en France) car son audience ne cesse de baisser malgré l'embellie due aux élections mais aussi l'affichage qui est souvent pénalisé par le "nettoyage" fait par les municipalités soucieuses de ménager leur image de marque en limitant ce mode de communication jugé polluant. 

Nous verrons bientôt, mais ce qui est sûr c'est qu'il n'y aura pas de retour en arrière même si la croissance de l'investissement dans ce nouveau média ralentira il gardera une place significative. C'est sans doute le signe que ce support, à la fois moyen de communication et canal de distribution, va permettre à la vente à distance de dépasser les 6% de CA (toutes activités confondues) qui étaient jusque là son plafond dans les pays industrialisés.

Par Dominique LAMARQUE - Publié dans : Le marketing: croyances et réalités
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Jeudi 1 décembre 2005

Le sens des mots!

 

Il est fait beaucoup de reproches au Marketing (rarement les bons) trop souvent par ignorance ou simple confusion des mots. Essayons de nous y retrouver en donnant quelques définitions de base qui sont à la fois universelles, incontournables et bien que parfois très anciennes toujours d'actualité car dans ce monde qui se veut sans cesse en mouvement il est des bases qui demeurent immuables

 

Je vous propose cette définition du Marketing qui est celle que j’applique quotidiennement :

 

Le Marketing c’est l’ensemble des méthodes et des moyens mis en œuvre par une entreprise pour satisfaire ses clients d’une manière rentable.

 

L’ensemble des méthodes et des moyens implique que le Marketing englobe à la fois les aspects touchant à la commercialisation (publicité, mode de distribution, vente) mais aussi tout ce qui concerne la conception des produits et des services pour les rendre utilisables par le client final.

 

Pour satisfaire le client : ce qui suppose de connaître ses besoins ! C’est tout l’intérêt des études de marché (j’y reviendrai) qui permettent de limiter le risque d’inadéquation de l’offre par rapport à la demande réelle.

 

Ceci d’une manière rentable pour l’entreprise ce qui m’amène à tordre un peu le cou à une maxime très répandue : « le client est roi » certes mais à la condition qu’il me paie et que je sache faire de la marge avec l’argent qu’il accepte de payer pour le produit ou le service que je lui propose.

 

Quand quelqu’un qui envoie un mailing dit « je fais du Marketing » il se trompe, il fait de la communication au mieux dans le cadre d’un plan Marketing.

 

Par Dominique LAMARQUE - Publié dans : Le marketing: croyances et réalités
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