Nul ne le sait vraiment, ce qui est bien pratique permettant au moindre scribouillard en mal de copie de faire son labeur quotidien et de mériter son salaire.
Gardons donc nos réflexes en nous référant aux faits: 2 éléments de mesure sont venus, récemment, éclairer notre lanterne.
D'abord, aux USA Internet est devenu le premier canal de distribution pour le textile.
En France, ensuite, le poids d'Internet dans les budgets de communication, 11%, est égal à celui de l'affichage ce qui en fait un média incontournable dans les plans de communication. (source TNS média intelligence et JDN 08/2007)
Prenons le premier élément: il est significatif mais incomplet. En effet utiliser, de manière opérationnelle, cette information suppose d'avoir des données complémentaires et segmentées mais également sur le comportement du consommateur. Sommes-nous toujours dans une démarche qui consiste à aller dans un magasin pour voir, toucher et essayer le produit avant de chercher sur le WEB le meilleur prix ou y a t-il prise de risque de la part du client?
La secondre information est plus utilisable pour les marketeurs: elle marque une étape importante dans l'installation de cet outil dans notre panoplie. Nul ne peut aujourd'hui contester son importance et l'ignorer dans ses plans de communication et pas uniquement pour les produits grand public. Les conséquences en sont multiples, dans le cadre de budgets, évidements limités, quel vont être les arbitrages? Il y a fort à parier que ce sera la presse écrite qui va souffrir (du moins en France) car son audience ne cesse de baisser malgré l'embellie due aux élections mais aussi l'affichage qui est souvent pénalisé par le "nettoyage" fait par les municipalités soucieuses de ménager leur image de marque en limitant ce mode de communication jugé polluant.
Nous verrons bientôt, mais ce qui est sûr c'est qu'il n'y aura pas de retour en arrière même si la croissance de l'investissement dans ce nouveau média ralentira il gardera une place significative. C'est sans doute le signe que ce support, à la fois moyen de communication et canal de distribution, va permettre à la vente à distance de dépasser les 6% de CA (toutes activités confondues) qui étaient jusque là son plafond dans les pays industrialisés.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander